La nuit tombait sur la ville. Les gens se bousculaient, pressés de rentrer dans leur foyer douillet. Et moi, j'étais là, assise sur mon banc, m'extasiant sur la beauté de la nuit tombante, sur les lumières flamboyantes de la ville, sur la foule. Cette foule qui ignorait que je l'observait, qui n'avait même pas conscience de mon existence. Je me délectais de voir toutes ces personnes s'agiter autour de moi, de voir autant de monde, de vie, d'animation. J'admirais cette nuit que pourtant je crains. Oui, j'admirais la nuit, de mon banc bien éclairé entouré de personnes pressées. Une avalanche de sons parvenais à mes oreilles.
Je me sentais en sécurité dans ce monde d'inconnus, de nuit, de bruits, et de dangers.
